Jean-Yves Bordier - Billet d'humeur

La première phrase du roman « Aurélia »de Gérard de Nerval est « le Rêve est une seconde vie ». Rêver est une chance.
Alors, nous avons eu cette chance ! Encore une fois, en dînant au Baratin, Rachel a offert ces secondes vies de rêve aux produits.
Les très grands chefs subliment la matière première, ils n’ont pas forcément besoin d’étoile mais leur voie lactée est notre bonheur. Bon ! Bref ! Sacre Bleu qu’c’était bon !
Est-il vraiment besoin de s’enflammer lorsqu’un grand artisan tutoie « la cuisine du diable », moléculaire !
Les cuisines chauffent, cuisent, refroidissent, assaisonnent, adoucissent, pimentent, peuvent devenir gazeuses, liquides, solides. D’abord, elles nourrissent, de plus si on les partage, elles nous réconfortent.
Une chose est sûre, les œufs, le lait, le sucre, la farine, la viande, le poisson, le chocolat, l’huile, le café, les légumes, les épices, le beurre et surtout le beurre salé (et j’en oublie sûrement) regardent tout ce tintamarre culinaire avec jubilation, eux au moins peuvent le dire, la cuisinière trépasse les produits restent !
Comme l’écrivait François Simon : « manger est un sentiment »
Alors Partageons ce sentiment, celui qui ose, celui qui attise la passion.